Les premières fouilles par Emile Chénon à la fin du XIXe et au début du XXe siècle

Si des trouvailles d’objets antiques sont mentionnées dès le XVIe siècle, les fouilles commencent à la fin du XIXe siècle et se poursuivent au début du XXe sous l’impulsion d’Emile Chénon, ancien élève de l’Ecole polytechnique et professeur de droit. Méticuleux et précis, ses travaux sont aujourd’hui encore une mine pour les chercheurs.

Les fouilles d’Emile Hugoniot et de Jacques Gourvest

Les fouilles reprennent dans les années 50, et notamment en 1956, où une importante cave à amphores, en rassemblant 37, est découverte dans un jardin du quartier Saint Martin.

C’est Emile Hugoniot qui en assure la fouille.

Il contacte alors un jeune archéologue, Jacques Gourvest, spécialiste de la céramique qui travaillait jusqu’alors dans le Midi, pour venir étudier l’important mobilier mis au jour.

Conscient de l’intérêt de préserver et de présenter ces objets au public, Jacques Gourvest demande à la mairie de lui mettre à disposition un lieu pour exposer les dernières découvertes. Celle-ci décide alors de rénover l’hôtel Grégueil, petit château ayant appartenu à une famille de notaires royaux, les De Marcillac. Ce bâtiment est toujours le musée actuel.

Tous les deux, Gourvest et Hugoniot fouilleront un grand nombre de caves à amphores dans ce même quartier.

Après le décès de Jacques Gourvest en 1984, plus aucune fouille n’est réalisée sur l’oppidum.

En 1996, la dernière cave à amphores découverte à Châteaumeillant est mise au jour lors de travaux d’entretien de voirie. Elle contenait une dizaine d’amphores de type gréco-italique, les plus anciennes de l’oppidum.

la cave aux amphores

À quoi servaient toutes ces amphores découvertes à Châteaumeillant ? Nul ne le sait. Les caves à amphores n’ont toujours pas livré secret.

Les fouilles de Sophie Krausz

fouilles 2Les fouilles reprendront en 2001 sous la direction de Sophie Krausz, archéologue et maître de conférences à l’université Bordeaux Montaigne.

Elle commencera à fouiller l’énorme rempart massif avant de s’attaquer à un quartier d’habitat situé juste derrière sur lequel se trouvent un grand nombre de puits à eau dont certains abritent de véritables trésors. Les fouilles continuent aujourd’hui encore.

Les puits à eau

Contrairement à la période gauloise, l’époque gallo-romaine est peu connue à Châteaumeillant. Il n’a pas été découvert à Châteaumeillant des vestiges bâtis de cette époque comme l’on peut en trouver sur d’autres sites comme Argentomagus ou Drevant. En revanche, on sait qu’il y a une occupation romaine sur le site comme en attestent les nombreux puits à eau découverts. En 2012, la fouille de l’un d’entre eux, le puits 269, a révélé plus de 5600 objets dont 4 objets en bronze tout à fait exceptionnels, probablement déposés comme offrandes aux dieux lors de l’abandon du puits. Parmi eux se trouvait un lion en bronze doré de 3,6 kg aux yeux incrustés d’argent, véritable pièce d’orfèvrerie, dont l’interprétation laisse encore planer quelques doutes. Ces 4 objets uniques sont aujourd’hui exposés au musée Emile Chénon à Châteaumeillant.